jeudi 5 novembre 2015

Mais que deviennent les manchots empereurs ?

Tout va pour le mieux pour eux. La douceur des températures leur permet de prendre leurs aises. Ils se sont quelque peu étalés sur la banquise. Les poussins continuent leur croissance et certains ne sont pas loin d'égaler la taille d'un adulte.
Quant aux parents, ils continuent leur inlassable va-et-vient pour satisfaire l'appétit toujours croissant de leur progéniture.

dimanche 1 novembre 2015

Ils sont partout !

Les manchots Adélie continuent à affluer. Ils sont plusieurs centaines à s'installer chaque jour et ils seront cinquante mille répartis sur l'ensemble de l'archipel quand leur "transhumance" sera achevée.

samedi 31 octobre 2015

Il serait temps que le bateau arrive !

Le bateau qui va mettre fin à notre hivernage est en route. Il est attendu pour mardi. Nous ne savons pas dans le détail ce que sa cale contient mais nous espérons qu'elle débordera de fruits et de légumes frais. Les tomates, citrons, mangues et  kiwis sont les noms qui reviennent le plus souvent lorsque nous évoquons ce sujet. Depuis le mois d'août, les seuls produits non congelés que nous consommons sont des pommes et des pommes de terre.  Il y avait bien des choux, mais ils ont été entreposés dans un hangar non chauffé. Il y avait aussi des carottes, plusieurs dizaines de kilos, mais on nous les a fait éplucher puis  congeler !  Cela dit, nous sommes loin de mourir de faim. Il doit y avoir en stock de la nourriture pour tenir deux ans au moins.


Message tout en images


mardi 27 octobre 2015

Manip dénombrement phoques

Cette "manip" consiste à compter l'ensemble des phoques de l'archipel qui est divisé en quatre zones. Nous sommes donc trois à quitter la base de bon matin pour passer au peigne fin la zone 3 qui va nous amener à nous éloigner d'une petite quinzaine de kilomètres de la base. Première étape, rejoindre l'île Fram distante de huit kilomètres de notre île.
Fram en vue
Une fois sur place, il faut visiter chaque berg et chaque îlot, car c'est à leur pied que se situent les failles qu'affectionnent les phoques. Ils y trouvent un accès direct à l'eau, ce qui signifie de la nourriture et un environnement plus "doux" quand le blizzard se réveille.
Le but de ce comptage est d'évaluer le nombre d'individus reproducteurs ainsi que  le succès reproducteur. Pour mener à bien cette mission, nous sommes armés d'un GPS, d'un appareil photo et d'une fiche de terrain sur laquelle nous notons l'espèce (Weddell ou Crabier), le sexe, le statut reproducteur (la femelle est accompagnée d'un veau ou pas) et le point GPS.
En plus de ce matériel, notre équipement comprend une radio, une corde, des affaires de rechange, une trousse premiers secours, des lunettes et de la crème solaire, une boisson chaude, un pique-nique qui ne gèle pas... Pour résumer, nous sommes lestés de 6 à 8 kg supplémentaires.
C'est pour nous l'occasion d'aller dans la zone la plus éloignée de l'archipel, de découvrir de nouveaux paysages, de longer le continent... et de marcher sur l'eau !
Marche sur l'eau
 Le retour, c'est toujours la partie la moins plaisante, qui se traduit par deux heures de marche sur la banquise, avec l'objectif en vue dès le début.

vendredi 23 octobre 2015

La fin de la liberté de déplacement

Depuis deux jours, un nouveau type d'empreintes  est apparu dans la neige.
Ce sont les manchots Adélie qui sont de retour. Ils sont disséminés sur toute la base, chacun  s’étant positionné sur le nid abandonné il y a sept mois, et qui se trouve parfois encore sous une couche de neige.
Ils arrivent par petits groupes sur la banquise, en ordre un peu dispersé, contrairement aux manchots Empereurs qui se déplacent en file indienne.
Pour nous c'est la fin de l'accès aux îles de l'archipel et le retour au seul usage des passerelles pour nos déplacements.

mardi 13 octobre 2015

Les petits nouveaux

Il y a de nouveaux venus autour de la base. Ce sont tous les phoques nés ces derniers jours. Certains n'ont que quelques heures comme l'atteste la présence de sang et de restes de placenta à proximité immédiate de la mère. Celle-ci, après plusieurs mois passés sous l'eau, a gagné la banquise pour mettre bas.
 Pour le veau, la première épreuve c'est un choc thermique qui le fait passer des 38° qui régnaient au sein de sa mère aux -20° ambiants. Le meilleur isolant contre le froid, c'est encore une bonne couche de graisse que le petit se constitue à partir du riche lait maternel. Il va ainsi grossir de deux kilos par jour pendant les six premières semaines de sa vie.